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OSER S'AFFIRMER de H.Cloud et P.Townsend

Publié le par Jack Chevalier Rouvray

Commentaires de l'ouvrage chrétien de développement personnel : "Oser s'affirmer, l'art de fixer des limites à autrui"

Commentaires de l'ouvrage chrétien de développement personnel : "Oser s'affirmer, l'art de fixer des limites à autrui"

 

Réflexions d'un lecteur féru des Ecritures...

"L'un de mes proches m'a donné à lire un ouvrage chrétien de développement personnel : "Oser s'affirmer, l'art de fixer des limites à autrui"

En voici le résumé, assorti de ces quelques commentaires personnels :

Le titre par lui-même me pose problème : C'est un art que de fixer des limites à autrui ? Et pourquoi ne pas aussi en poser pour soi-même ? car "comme une ville forcée et sans muraille, ainsi est l'homme non maître de lui-même" (Prov.25:28)

En vérité, la vraie question serait plutôt : "l'affirmation de soi est-elle compatible avec la parole de Jésus : si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même - (son moi, son égo), qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive" ? (Matt 16:24)

Il est évident que chacun de nous a droit à la protection de sa vie personnelle, dans le domaine physique, moral, familial, spirituel. C’est vital : il faut apprendre et enseigner à dire non. Empiéter sur ces domaines ne peut que provoquer des dommages considérables. Toutes les créatures ont un fort instinct de défense de leur territoire.

Mais la protection obsessionnelle de ces "frontières" ne risque t'elle pas de conduire au repli sur soi et à l'égocentrisme ? Il faut quelquefois ...étendre ses limites, comme le demande Jaebets dans sa prière... (I Chron.4:10) c'est à dire aller vers les autres, en être conscient et donnant.

J'aurais peut-être préféré un titre comme celui-ci : "L'assertivité : l'affirmation de soi dans le respect d'autrui..."

Les amis, les proches, la famille, les parents, les enfants sont particulièrement visés dans cet ouvrage : ne se trompe t'on pas de cible ? "Car si quelqu'un n'a pas soin des siens, il est pire qu'un infidèle..." (I Tim 5:8)

Pages 82 et 154, les auteurs reconnaissent que les changements constatés dans l'attitude et le comportement des "poseurs de limites" vont faire souffrir les amis et les proches qui en seront impactés. Est-ce là l'esprit de l'évangile ? de celui qui a dit : "tu aimeras ton prochain comme toi-même, l'amour ne fait point de mal au prochain (Rom 13:9)", "portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ (Gal 6:2)..."

Cet ouvrage séduisant, et tout à fait conforme à la "relation d'aide chrétienne" d'aujourd'hui, laisse une impression de malaise à cause de l'absence de compassion (pour autrui) qui se dégage de sa lecture.

Tout est prévu, même ceux qui « ne vous adresseront plus la parole », et couperont les ponts avec vous, déroutés par votre nouveau comportement … (page 150)

Et pour couronner le tout, (page 172 et 174) les sentiments de culpabilité que vous ressentirez en mettant en pratique ces "nouveaux principes " sont tout à fait normaux et sains car faisant partie de votre progression dans l'autonomie... curieusement ils ne seraient pas le fruit de votre conscience (qui pourtant devrait être une bonne boussole, car purifiée par le sang de l'agneau), mais de votre "autorité parentale interne" ! (juge interne). Au bout de quelque temps, ces sentiments de culpabilité disparaitront...Tout va bien. Votre conscience aura été muselée...

A titre personnel, je préfère de loin la bonne vieille "cure d'âme" fondée sur les principes immuables de la Parole de Dieu , à cette "psychothérapie chrétienne", enfantée par des décennies de culture freudienne.

La prudence s'impose... De toute façon « ne reconnait-on pas l'arbre à ses fruits ? » C’est Jésus qui le dit !"

Commentaire de la Maison de la Bible

"Le sujet de cet ouvrage est «fixer des limites à autrui, oser s’affirmer, dire non». Ce sujet très spécifique peut aider quelqu’un qui se laisse facilement envahir par l’autre et qui en souffre dans son être mental, physique, émotionnel.
Certaines pages sont excellentes, d’autres contiennent trop de détails.
Ce livre semble avoir une démarche plus théorique que vraiment pragmatique et spirituelle, mais il est vrai que le sujet a rarement été traité.
Les auteurs abordent le thème sous une approche thérapeutique et psychologique, mais se ré-fèrent toutefois à la Parole de Dieu pour souligner leur pensée."

Appréciation tirée de la fiche d'analyse du 8 mai 2002

Résumé du livre : OSER S'AFFIRMER

 

L’ART DE FIXER DES LIMITES A AUTRUI

 

 

 

Henry Cloud et Peter Townsend

 

Empreinte Temps présent, 2001

 

 

Ouvrage disponible sur http://www.librairie-7ici.com/detail.php?article=510&voir=rech

 

 

 

 

SOMMAIRE

 

PRÉFACE

 

PREMIÈRE PARTIE: COMPRENDRE LES LIMITES

 

1. Chronique d'une journée sans limites (non résumé dans ce dossier)

2. A quoi ressemble une limite?

3. Les problèmes de limites

4. Comment se forment les limites

5. Les dix lois des limites

6. Mythes courants au sujet des limites

 

DEUXIÈME PARTIE: LES CONFLITS LIÉS AUX LIMITES

 

7. Les limites au sein de la famille

8. Les limites avec vos amis (non résumé dans ce dossier)

9. Les limites entre conjoints (non résumé dans ce dossier)

10. Les limites et vos enfants (non résumé dans ce dossier)

11. Les limites et le travail (non résumé dans ce dossier)

12. Les limites et vous-même (non résumé dans ce dossier)

13. Les limites et Dieu

 

TROISIÈME PARTIE: DÉVELOPPER DE SAINES LIMITES

 

14. La résistance face aux limites

15. Comment mesurer le résultat des limites

16. Chronique d'une journée avec des limites (non résumé dans ce dossier)

 

 

 

PREMIÈRE PARTIE : COMPRENDRE LES LIMITES

 

CHAPITRE 2 : A QUOI RESSEMBLE UNE LIMITE ?

 

LIMITES INVISIBLES DE LA PROPRIÉTÉ ET RESPONSABILITÉ

 

 

Dans le monde physique, il est facile de voir les limites. Clôtures, haies, poteaux, murs, fossés avec des alligators, pelouses admirablement tondues, tout cela constitue des frontières matérielles. Malgré leur diversité de formes, elles délivrent toutes le même message: MON TERRITOIRE COMMENCE ICI. Le propriétaire du terrain est responsable de tout ce qui se passe sur sa propriété. Les autres personnes ne sont pas responsables de ce qui survient sur ce domaine.

 

Les limites matérielles constituent la frontière visible signifiant que le domaine entouré appartient à quelqu'un. Il suffit d'aller à la mairie, de consulter le plan cadastral pour connaître les bornes exactes de la propriété, ainsi que le nom du propriétaire au cas où vous auriez à traiter avec lui.

 

Dans le domaine spirituel, les frontières sont tout aussi réelles, mais généralement plus difficiles à voir.

 

 

LE MOI ET LE NON-MOI

 

 

Les limites précisent ce qui est moi et ce qui n'est pas moi. Elles indiquent où je finis et où commence l'autre. Elles me donnent le sens de ce qui m'appartient.

 

La connaissance de ce qui m'appartient et dont j'assume la responsabilité me donne une certaine liberté. Si je sais où mon terrain commence et où il finit, je suis libre d'en faire ce qui me plaît. Le fait d'assumer la responsabilité de ma vie me laisse plusieurs possibilités. En revanche, si je ne possède pas ma vie, mes choix seront très limités.

 

Dieu a créé un monde où nous vivons chacun à l'intérieur de nous-mêmes. Nous habitons notre âme, et nous sommes responsables de ce qui nous définit. «Quand quelqu'un est triste, il est seul à connaître la tristesse de son cœur. Quand il est joyeux, personne d'autre ne peut partager sa joie» (Proverbes 14.10).Version amplifiée… donc subjective

 

Nous devons faire face à ce qui se passe en nous; les limites nous aident à préciser ce qui s'y trouve. Si personne ne nous indique quelles sont les vraies frontières, ou si quelqu'un nous en présente de fausses, nous risquons de connaître bien des ennuis.

 

 

BON AU-DEDANS, MAUVAIS AU-DEHORS

 

 

Les limites nous permettent de savoir ce qui nous appartient et d'en prendre soin. Elles nous aident à garder «notre cœur plus que toute autre chose». Conservons à l'intérieur de notre clôture ce qui nous est utile, et maintenons à l'extérieur ce qui est nuisible. En somme, grâce aux limites, nous gardons ce qui est bon à l'intérieur, et maintenons à l'extérieur ce qui est mauvais. Elles mettent notre trésor à l'abri (Matthieu 7.6) de sorte que personne ne peut le dérober. Les perles sont au-dedans des limites, les porcs au-dehors.

 

 

DIEU ET LES LIMITES

 

 

Le concept de limites découle de la nature même de Dieu. Dieu se définit comme un être distinct, séparé et responsable de lui-même. Il précise et assume ses responsabilités en disant ce qu'il pense, ce qu'il ressent, ce qu'il envisage, ce qu'il permet, ce qu'il refuse, ce qu'il aime et ce qu'il déteste.

 

Il se présente aussi comme distinct de sa création et de nous. Il se différencie de tous les autres. Il révèle qui il est et qui il n'est pas. Ainsi, il affirme qu'il est amour, et qu'il n'est pas ténèbres (1 Jean 4.16; 1.5).

 

La Trinité elle-même se fixe des limites internes. Le Père, le Fils et l'Esprit sont un, mais en même temps ce sont trois personnes distinctes avec leurs propres limites. Chacune a sa personnalité propre et assume des responsabilités particulières, tout en étant étroitement unie aux deux autres et en les aimant (Jean 17.24).

 

Dieu met également des bornes à ce qu'il autorise dans son domaine. Il s'oppose au péché et associe des conséquences aux comportements. Il garde sa demeure et ne permet pas que le mal s'y commette. Il invite ceux qui l'aiment à y entrer, et il répand son amour à l'extérieur. Les «portes» de son domaine sont ouvertes ou fermées à bon escient.

 

Comme il nous a créés «à sa ressemblance» (Genèse 1.26), il nous assigne des responsabilités personnelles dans certaines limites.

 

 

Exemples de limites

 

 

La limite désigne tout ce qui me différencie d'autrui, qui indique où je commence et où je finis. En voici quelques exemples.

 

ü                 La peau

 

ü                 Les mots

 

Le mot non est l'un des plus révélateurs des limites que l'individu se fixe. Le non est un mot de confrontation.

 

ü                 La vérité

 

La connaissance de la vérité concernant Dieu et ce qui lui appartient fixe vos limites et vous fait connaître les siennes.

 

ü                 La distance géographique

 

«Quand le malheur arrive, une personne prudente se met à l'abri» (Proverbes 22.3). Il est bon parfois de s'éloigner physiquement pour sauvegarder des limites, pour se ressourcer physiquement, psychiquement et spirituellement.

 

ü                 Le temps

 

Pour récupérer la maîtrise de soi et rappeler les frontières à ne pas violer, il faut parfois s'éloigner pour un temps d'une personne ou d'un projet.

 

ü                 La distance émotionnelle

 

Le retrait émotionnel est une limite temporaire; il permet au cœur de jouir momentanément d'un espace de liberté où il se sent en sécurité.

 

ü                 Les autres gens

 

Nous avons besoin des autres pour nous aider à fixer et à préserver nos limites. Ceux qui ont été dominés par des personnes sujettes à des dépendances, qui les contrôlaient ou abusaient d'eux, constatent, après des années passées à aimer trop, qu'ils ne réussissent à établir de nouvelles frontières protectrices qu'avec l'aide d'un groupe de soutien.

 

ü                 Les conséquences

 

La violation de la propriété d'autrui expose à des conséquences. L'écriteau «Défense d'entrer» laisse entendre que celui qui n'en tient pas compte risque des poursuites.

 

 

QU'Y A-T-IL À L'INTÉRIEUR DE MES LIMITES?

 

 

Le Bon Samaritain du récit des évangiles est un modèle de comportement juste. L'histoire met en relief les limites ainsi que les occasions où il faut les observer et celles où il convient de les transgresser. Imaginons un instant comment le récit se serait déroulé si le Samaritain avait été un homme sans limites.

 

Le blessé se réveille à ce moment de la narration et dit:

 

– Quoi? Tu t'en vas?

 

– Oui, car j'ai à faire à Jéricho.

 

– N'es-tu pas égoïste en agissant ainsi? Je suis encore tout couvert de bleus, je ne me sens pas encore bien, j'ai besoin de quelqu'un à qui parler.

 

– Après tout, tu as peut-être raison. Ce ne serait pas chic de ma part de te laisser dans cet état. Je dois faire davantage pour toi. Je vais donc retarder mon voyage à Jéricho de quelques jours.

 

Le Samaritain reste ainsi trois jours auprès du blessé, lui tient compagnie, lui parle et veille à ce qu'il ne manque de rien. L'après-midi du troisième jour, quelqu'un frappe à la porte. Un messager entre, portant un pli. C'est un mot de l'homme d'affaires de Jéricho que le Samaritain devait rencontrer. En voici la teneur: «J'ai attendu aussi longtemps que j'ai pu. J'ai décidé de vendre les chameaux à un autre client. La prochaine vente aura lieu dans six mois.»

 

– Regarde ce qui m'arrive! dit le Samaritain en colère contre le blessé. A cause de toi, je n'ai pas pu acheter les chameaux qui sont indispensables pour mes affaires. Je ne pourrai pas livrer mes marchandises. C'est peut-être la faillite de mon commerce! Comment as-tu pu me faire ça à moi?

 

Ø      Les sentiments

 

La Bible nous demande d'assumer nos sentiments et d'en tenir compte.

 

Ø      Les attitudes et les croyances

 

Les attitudes révèlent notre orientation vis-à-vis de quelque chose, la position que nous adoptons devant les autres, devant Dieu, devant la vie, le travail et les relations personnelles. La croyance désigne tout ce qui est accepté comme vrai. Nous ne reconnaissons pas souvent qu'une attitude ou une croyance sont la cause de notre inconfort dans la vie.

 

Ø      Les comportements

 

Les comportements entraînent des conséquences. Comme l'a déclaré Paul: «Chacun récolte ce qu'il a semé» (Galates 6.7-8).

 

Ø      Les choix

 

Assumons la responsabilité de nos choix, ce qui débouche sur «la maîtrise de soi», l'une des facettes du fruit de l'Esprit (Galates 5.23). Un problème fréquent est le refus d'assumer la responsabilité de nos décisions et la tentation de la faire retomber sur autrui.

 

Ø      Les limites

 

Lorsqu'il s'agit d'établir de meilleures limites, deux aspects viennent tout de suite à l'esprit. Il faut d'abord fixer des barrières à autruiEt pas à soi-même ?

 

L'autre aspect important est celui des limites intérieures que nous nous fixons. Nous devons jouir d'un espace suffisant pour éprouver un sentiment, ressentir une pulsion, nourrir un désir sans nécessairement devoir les traduire extérieurement. Nous devons exercer une maîtrise de nous-mêmes sans répression. ambiguité : cacher ses sentiments, cela peut conduire à l’hypocrisie …

 

Les talents

 

La parabole des talents montre que nous sommes non seulement tenus d'exercer notre responsabilité d'une manière productive, mais aussi que nous serons beaucoup plus heureux en le faisant.

 

 

Ø      Les pensées

 

 

L'établissement des limites dans les pensées implique trois choses.

 

 

1. Nous devons endosser nos pensées. Beaucoup de gens ne se sont pas approprié leur façon de raisonner. Ils adoptent machinalement les pensées des autres sans les vérifier.

 

 

2. Notre connaissance doit augmenter et notre esprit s'élargir. Il est essentiel que nous croissions dans la connaissance de Dieu et de sa Parole.

 

 

3. Corrigeons nos idées fausses. Nous avons tous tendance à ne pas voir les choses aussi clairement qu'elles sont, à penser et à percevoir les choses de façon déformée.

 

 

Ø      Les désirs

 

 

Nos désirs se situent à l'intérieur des frontières de notre propriété.

 

 

Ø      L'amour

 

La Bible indique clairement les deux fonctions du cœur: recevoir la grâce et l'amour, et les redonner à l'extérieur.

 

 

CHAPITRE  3 :  LES PROBLEMES DE LIMITES

 

 

LES PERSONNES ADAPTÉES : DIRE « OUI » AU MAL

 

 

Quand des parents enseignent à leurs enfants que de se faire respecter ou dire «non» c'est mal, ils leur apprennent en somme que les autres ont toute latitude de faire avec eux tout ce qu'ils veulent. Ils envoient leurs enfants sans défense dans un monde où règne le mal, sous la forme de gens dominateurs, manipulateurs et exploiteurs.

 

Ce genre de problèmes s'appelle l'adaptation. Les gens adaptés ont des frontières floues. Ils cèdent facilement aux exigences des autres et répondent à leurs besoins.

 

 

LES PERSONNES FUYANTES: DIRE « NON » AU BIEN

 

 

Les gens qui souffrent de cette tendance sont incapables de demander de l'aide, de reconnaître leurs propres besoins, de permettre aux autres de venir à eux, de trouver accès en eux. Ils se dérobent quand ils sont dans le besoin; ils ne requièrent pas le soutien des autres.

 

Certaines personnes, pratiquent à la fois l'adaptation et la fuite.

 

 

LES PERSONNES DOMINATRICES: AUCUN RESPECT POUR LES LIMITES D'AUTRUI

 

 

Les dominateurs ont adopté la boutade bien connue des vendeurs: "non" signifie "peut-être", et "peut-être" signifie "oui". Les dominateurs sont perçus comme des tyrans, manipulateurs et agressifs.

 

Les dominateurs sont de deux types:

 

 

1. Les dominateurs combatifs. Ils font parfois usage de violence verbale, parfois de violence physique. Ils n'envisagent pas que quelqu'un puisse dire «non» (apôtre Pierre) .

 

 

 

2. Les dominateurs manipulateurs. Ils amènent subrepticement les autres à dire «oui». Ils manipulent indirectement les circonstances pour les faire entrer dans leur plan. Ils séduisent les autres afin qu'ils se chargent volontairement de leurs fardeaux. Si besoin est, ils les culpabilisent (Jacob). = pervers narcissiques…

 

 

Les blessures

 

 

En fin de compte, les dominateurs sont des gens seuls. Ceux qui les côtoient le font par peur, par culpabilité ou par dépendance. S'ils sont honnêtes, les dominateurs reconnaîtront qu'ils sont rarement aimés.

 

 

LES PERSONNES INSENSIBLES: NE PAS PRÊTER ATTENTION AUX BESOINS DES AUTRES

 

 

Les gens insensibles se classent dans deux catégories:

 

  1. Ceux qui critiquent les besoins d'autrui (c'est la projection du rejet de leurs propres besoins sur les autres, un cas que Jésus aborde en Matthieu 7.1-5).

 

 

  1. Ceux qui sont tellement absorbés par leurs propres désirs et besoins qu'ils en viennent à ne plus penser aux autres, ce qui est une forme de narcissisme.

 

 

LES LIMITES FONCTIONNELLES ET LES LIMITES RELATIONNELLES

 

 

Les limites fonctionnelles concernent l'aptitude d'une personne à mener à bien ses tâches, ses projets ou son travail. Elles mettent en jeu les performances, la discipline, l'initiative et la planification.

 

 

Les limites relationnelles ont trait à la capacité de dire la vérité à ceux avec lesquels nous entretenons des relations.

 

Beaucoup de personnes se fixent de bonnes limites fonctionnelles, mais de mauvaises limites relationnelles; elles sont capables d'accomplir des choses avec un niveau élevé de compétence, et se révèlent incapables de dire à un ami qu'elles n'apprécient pas son retard chronique.

 

 

Résumé des problèmes de limites

 

 

NE PEUT DIRE…                                                   NE PEUT ENTENDRE…

 

 

NON

L'adapté

 

Se sent coupable et/ou dépendant des autres; ne peut fixer de limites

Le dominateur

 

Agresse ou manipule; viole les frontières des autres

 

OUI

L'insensible

 

Se fixe des limites pour se soustraire à sa responsabilité d'aimer

Le fuyant

 

Se fixe des limites pour empêcher les autres de prendre soin de lui

 

 

 

 

CHAPITRE  4  : COMMENT SE FORMENT LES LIMITES

 

 

 

LE DÉVELOPPEMENT DES LIMITES

 

 

Les limites ne sont pas innées, elles sont acquises. Pour devenir les êtres conformes à l'intention de Dieu, c'est-à-dire capables de dire la vérité, de se conduire de façon responsable, libre et avec amour, nous devons apprendre à respecter des barrières dès notre plus jeune âge. L'établissement des limites est un processus continu, mais c'est durant les premières années, celles où se forge notre personnalité, que se situent les phases les plus critiques.

 

 

L'ATTACHEMENT: LA FORMATION DES PREMIÈRES LIMITES

 

 

L'attachement est le fondement de notre âme. Si nous n'en avons pas, ou si ce fondement est défectueux ou ébranlé, il nous devient impossible de développer des barrières. Pourquoi? Parce que si nous sommes privés de relations, nous ne savons où aller en cas de conflit. Si nous n'avons pas la sécurité d'être aimés, nous serons contraints de choisir l'une des deux mauvaises solutions suivantes:

 

1. Nous fixons des limites au risque de perdre une amitié. L’apôtre Paul a repoussé certaines de ses limites pour ne pas scandaliser « tel frère pour lequel Christ est mort »… I Cor 8 :11

 

2. Nous ne fixons pas de limites et restons prisonniers des désirs d'autrui

 

L'être émotionnel se forme à partir de milliers d'expériences accumulées dans les premiers mois de la vie du nourrisson. Le but primordial de la présence de Maman est d'amener l'enfant à un état de constance émotionnelle qu’on appelle « la permanence de l’objet absent ».

 

 

LA SÉPARATION ET L’INDIVIDUATION: LA CONSTRUCTION DE L'ÂME

 

 

Au fur et à mesure que le petit enfant acquiert un sentiment de sécurité intérieure et d'attachement, un deuxième besoin se fait jour. Le nourrisson commence à exprimer son besoin d'autonomie et d'indépendance. C'est ce que les spécialistes appellent la séparation et l'individuation. La «séparation» désigne le processus par lequel l'enfant a besoin de se sentir distinct de sa mère. Il découvre peu à peu qu'elle est «non-moi». L'«individuation» décrit l'identité personnelle que l'enfant développe en se séparant de sa mère. Il fait alors l'expérience du «moi».

 

Il est incapable de découvrir le «moi» tant qu'il n'a pas découvert le «non-moi».

 

Il y a trois phases importantes pour le développement de saines limites dans l'enfance: la différenciation, l'expérimentation et le rapprochement.

 

 

LA DIFFÉRENCIATION: MAMAN ET MOI NE SOMMES PAS LA MÊME PERSONNE

 

 

L'EXPÉRIMENTATION: «JE PEUX TOUT FAIRE»

 

 

La différence entre les phases de différenciation et d'expérimentation est radicale. Si dans la première, le bébé est émerveillé par le monde qui l'entoure et dépend encore beaucoup de sa mère, dans la seconde, il fait tout pour se démarquer d'elle. La découverte de la marche crée en lui un sentiment de toute puissance.

 

 

LE RAPPROCHEMENT: «JE NE PEUX PAS TOUT FAIRE»

 

 

Cette phase caractérise l'enfant de dix-huit mois à trois ans environ. Elle correspond au rétablissement de relations harmonieuses. L'enfant revient à la réalité. L'émerveillement des mois passés cède peu à peu la place à la constatation qu'il ne peut pas faire tout ce qu'il veut. Les enfants deviennent craintifs et conscients que le monde est plein de dangers; ils se rendent compte qu'ils ont encore besoin de leur mère.

 

Examinons quelques outils que les petits enfants utilisent pour établir leurs limites.

 

 

La colère.

 

 

L'appropriation. C’est à ce moment que le petit emploie les mots mien, mon et moi.

 

L'enfant doit être fermement convaincu que les termes mien, mon et moine sont pas des gros mots!

 

Non: le mot qui ferme la porte. Le non permet aux enfants de prendre leurs distances par rapport à ce qu'ils n'aiment pas.

 

 

LES DÉFAUTS DANS LES LIMITES: QUEL EST LE PROBLÈME?

 

 

Les difficultés majeures naissent dans les premières années de la vie. Elles se produisent dans l'une ou l'autre des phases de la séparation-individuation, à savoir la différenciation, l'expérimentation et le rapprochement, ou dans toutes les trois. En général, plus la faille est précoce et profonde, plus le problème est sérieux.

 

 

Le retrait devant les limites

 

 

Le refus des limites

 

 

La surprotection

 

 

L'absence de limites

 

 

Les limites incohérentes

 

 

Un traumatisme

 

 

Un traumatisme a des répercussions sur le développement des limites de l'enfant parce qu'il ébranle deux fondements nécessaires à sa croissance:

 

 

  1. Le monde offre une sécurité suffisante.

 

 

  1. L'enfant est maître de sa vie.

 

Nos propres traits de caractère

 

 

Notre nature pécheresse

 

 

CHAPITRE  5  : LES DIX LOIS DES LIMITES

 

 

 

Première loi: la loi de cause à effet

 

 

La Bible l'appelle la loi des semailles et des moissons.

 

Lorsque Dieu dit que nous récolterons ce que nous semons, il ne nous punit pas. Il indique simplement l'enchaînement des choses dans la réalité.

 

 

Deuxième loi: la loi de la responsabilité

 

 

Les problèmes surgissent lorsqu'il y a confusion à propos des limites de la responsabilité. Nous devons nous aimer les uns les autres, mais non être à leur place. Vous êtes responsable de vous-même, comme je le suis de moi-même.

 

 

Troisième loi: la loi du pouvoir

 

 

  1. Nous avons la capacité d'être d'accord avec la vérité à propos de nos difficultés.

 

 

  1. Nous avons la force de confier notre incapacité à Dieu.

 

 

  1. Nous avons la force de chercher et demander à Dieu et aux autres de nous révéler toujours plus ce qui se trouve à l'intérieur de nos limites.

 

 

  1. Nous avons la capacité de nous détourner du mal qui est en nous.

 

 

  1. Nous avons les moyens de nous humilier devant Dieu, de lui demander, ainsi qu'à d'autres, de nous aider à soigner les blessures reçues au cours de notre développement et de combler les besoins insatisfaits de notre enfance.

 

 

Quatrième loi: la loi du respect

 

 

Nous devons respecter le territoire des autres. Nous devons aimer les règles qu'ils ont établies, afin d'attendre le même respect des nôtres. Ayons à l'égard des décisions d'autrui l'attitude que nous attendons d'eux à l'égard de nos décisions.

 

 

Cinquième loi: la loi de la motivation

 

 

Ces fausses motivations, et d'autres encore, nous retiennent de prendre nos propres décisions:

 

 

  1. La peur de perdre l'amour des autres, ou d'être abandonné.

 

  1. La peur de la colère des autres.

 

  1. La peur de la solitude.

 

  1. La peur de perdre le «bon moi »

 

  1. La culpabilité.

 

  1. Le remboursement d'une dette.

 

  1. L'approbation.

 

  1. L'identification excessive à la perte de l'autre.

 

 

Sixième loi: la loi de l'évaluation

 

 

Vous devez évaluer les répercussions des décisions que vous prenez et assumer votre responsabilité vis-à-vis d'autrui.

 

 

Septième loi: la loi de l'action et de la réaction

 

 

Il est nécessaire que les victimes d'abus ressentent la colère et la haine de se sentir impuissantes, mais en appeler à leurs droits de victimes jusqu'à la fin de leurs jours serait pour elles s'enferrer dans une «mentalité de victimes».

 

C'est ainsi que commencent à s'établir des protections actives, préférables aux protections réactives qui leur ont servi de point de départ

 

 

Huitième loi: la loi de l'envie

 

 

Nous sommes tous plus ou moins envieux. Mais ce péché a ceci de particulièrement destructeur: il nous maintient perpétuellement insatiables et insatisfaits parce qu'il veille à ce que nous n'obtenions pas ce que nous convoitons.

 

 

Neuvième loi: la loi de la combativité

 

 

Si la grâce de Dieu pardonne les échecs, elle ne couvre jamais la passivité. Nous devons assurer notre part.

 

Dieu ne condamne pas celui qui essaie et échoue, mais celui qui n'essaie pas.

 

 

Dixième loi: la loi de la mise en lumière

 

 

Cette loi veut que nos limites soient visibles pour autrui et qu'elles lui soient communiquées dans la relation. Si nos limites sont exposées au grand jour, notre personnalité retrouve sa cohésion.

 

 

CHAPITRE  6 :   HUIT  MYTHES COURANTS AU SUJET DES LIMITES

 

 

 

PREMIER MYTHE: SI JE FIXE DES LIMITES, JE SUIS ÉGOÏSTE

 

DEUXIÈME MYTHE: LES LIMITES SONT UN SIGNE DE DÉSOBÉISSANCE

 

TROISIÈME MYTHE: SI JE COMMENCE À ME FAIRE RESPECTER, LES AUTRES ME FERONT MAL

 

QUATRIÈME MYTHE: SI JE FIXE DES LIMITES, JE FERAI SOUFFRIR LES AUTRES

 

CINQUIÈME MYTHE: LES LIMITES SIGNIFIENT QUE JE SUIS EN COLÈRE

 

Sixième mythe: quand les autres fixent des limites, ils m'offensent

 

Septième mythe: fixer des limites provoque des sentiments de culpabilité

 

HUITIÈME MYTHE: LES LIMITES SONT DÉFINITIVES; J'AI PEUR DE COUPER LES PONTS DERRIÈRE MOI

 

 

DEUXIÈME PARTIE : LES CONFLITS LIÉS AUX LIMITES

 

 

 

 

CHAPITRE 7 :  LES LIMITES AU SEIN DE LA FAMILLE

 

 

La résolution des problèmes de limites avec la famille

 

 

Identifier le symptôme

 

Posez-vous la question fondamentale: Où ai-je perdu le contrôle de mon territoire?

 

 

Identifier le conflit

 

Demandez-vous quelle loi des limites vous n'avez pas respectée.

 

 

Identifiez le besoin qui a provoqué le conflit

 

C'est peut-être le besoin d'être aimé, approuvé ou accepté.

 

 

Tendez la main et accepter le bien

 

Il ne suffit pas de comprendre votre besoin. Il faut encore y répondre.

 

 

Exercez-vous à établir des limites

 

Commencez par dire non dans votre groupe de soutien, là où les gens apprécient vos opinions et les respectent.

 

 

Dites non au mal

 

Évitez les gens qui vous ont fait du mal dans le passé, qui ont abusé de vous ou ont exercé sur vous un contrôle.

 

 

Agir plutôt que réagir

 

Si vous réagissez à ce qu'une personne dit ou fait, vous vous laissez probablement envahir par elle. La différence entre l'action et la réaction réside dans la faculté de choisir. Quand vous réagissez, c'est l'autre qui a le contrôle de la situation; quand vous agissez, c'est vous.

 

 

Apprenez à aimer librement et de façon responsable, non par culpabilité

 

 

Chapitres non résumés : Les limites avec vos amis - Les limites entre conjoints - Les limites et vos enfants - Les limites et le travail - Les limites et vous-même.

 

 

CHAPITRE  13 :  LES LIMITES ET DIEU

 

 

Nous ne savons pas très bien qui est responsable de quoi, où nous finissons et où l'autre commence, où Dieu finit et où nous commençons. La Bible jette une lumière sur cette importante question des frontières, de sorte que nous entrevoyons qui doit faire quoi dans ce travail de l'amour.

 

 

RESPECTER LES LIMITES

 

 

Notre relation avec Dieu est marquée par des limites personnelles, par des lignes de démarcation. Dieu a créé le monde avec des bornes qui doivent être respectées. Lui-même respecte les nôtres; respectons les siennes.

 

Dieu tient compte de nos limites de plusieurs manières. Premièrement, il nous confie un travail que nous seuls sommes en mesure d’accomplir. Deuxièmement, il respecte notre non.

 

 

La colère

 

 

L'honnêteté dans la reconnaissance et l'acceptation de ce que nous sommes vraiment s'accompagne souvent de colère contre Dieu. Beaucoup de gens qui se sont coupés de Dieu refoulent leurs émotions, car ils estiment qu'il est dangereux de lui montrer à quel point ils fulminent contre lui.

 

 

LE RESPECT DES LIMITES DE DIEU

 

 

Dieu tient évidemment à ce que nous respections ses limites. Quand il décide une chose, quand il nous dit non, c'est son droit le plus strict.

 

 

Je ne suis pas d'accord, mais je me plie avec respect à ta décision

 

Dieu ne veut pas d'une communion passive avec nous. Parfois, au cours de notre tête à tête avec lui, il change d'idée. Nous influençons ses décisions parce que nous entretenons avec lui une relation analogue à celle qu'Abraham avait avec lui (Genèse 18.16-33). Dieu avait annoncé qu'il détruirait Sodome, mais Abraham parvint à lui faire renoncer à ce projet s'il trouvait dix justes dans la ville.

 

 

LE RESPECT DE SON BIEN

 

 

Non seulement nous devons respecter les décisions de Dieu comme il respecte les nôtres, mais nous devons également le prendre pour modèle dans le respect que nous vouons à ce qui nous appartient.

 

 

UNE RELATION AUTHENTIQUE

 

 

 

 

TROISIÈME PARTIE : DÉVELOPPER DE SAINES LIMITES

 

 

 

CHAPITRE 14  LA RESISTANCE FACE AUX LIMITES

 

 

L'établissement et le maintien de ces limites exigent du travail, de la discipline et avant tout un ardent désir.

 

Pour nous protéger, il faut le vouloir. La construction et la défense des barrières s'accompagnent de luttes et de batailles. Nous devrons faire face à des disputes, et nous subirons des pertes.

 

Nous aussi devons combattre pour notre guérison.

 

La guérison passe par la réparation de nos limites. Au fur et à mesure que nous ressemblons davantage à Dieu, il restaure nos limites et répare nos bornes. Cependant c’est nous qui devons nous battre. Les batailles se rangent dans deux catégories: contre la résistance extérieure et contre la résistance intérieure; autrement dit, nous devons surmonter les résistances que nous opposent les autres et celles qui émanent de notre propre nature.

 

 

LA RÉSISTANCE EXTÉRIEURE

 

 

Les réactions de colère

 

 

La résistance la plus fréquente qu'il faut affronter de l'extérieur est la colère. Les gens qui s'irritent contre ceux qui font valoir leurs protections ont un problème de caractère. Centrés sur eux-mêmes, ils estiment que le monde est à leur service et doit servir à leur bien-être. Les autres ne sont que le prolongement d'eux-mêmes.

 

 

Premièrement, dites-vous bien que le problème se situe chez celui qui s'emporte contre vous parce que vous faites valoir vos droits.

 

 

Deuxièmement, jetez sur la colère de l'autre un regard réaliste. L'irritation n'est qu'une émotion qui bout chez l'autre. Elle n’a pas la puissance, à proprement parler, de traverser la pièce et de vous faire du mal.

 

 

Troisièmement, ne vous laissez pas dicter votre conduite par la colère des autres. Laissez-le tempêter, et vous, de votre côté, décidez de faire ce qui vous semble bon.

 

 

Quatrièmement, assurez-vous que vous pouvez vous appuyer sur un groupe de soutien le cas échéant.

 

 

Cinquièmement, évitez de répondre à la colère de l'autre par votre propre colère.

 

 

Sixièmement, préparez-vous à utiliser la distance physique et d'autres limites qui accentuent les conséquences.

 

 

Les messages culpabilisants

 

 

 

* «Comment me fais-tu ça à moi, après tout ce que j'ai fait pour toi!»

* «Au moins une fois dans ta vie, pense aux autres et pas seulement à toi!»

* «Si tu m'aimais vraiment, tu me téléphonerais plus souvent.»

* «Une fois que je serai dans la tombe, tu me regretteras.»

 

Il arrive que les messages culpabilisants soient exprimés dans un langage de piété:

 

* «Et tu te considères comme chrétien!»

* «La Bible ne dit-elle pas: Honore ton père et ta mère?»

* «Je croyais que les chrétiens devaient penser aux autres!»

 

Voici quelques recommandations pour gérer ces messages extérieurs.

 

  1. Identifiez bien les messages culpabilisants.

 

  1. Les messages culpabilisants sont en réalité une colère déguisée.

 

  1. Les messages culpabilisants dissimulent la tristesse et les blessures.

 

  1. Si le message culpabilisant vous affecte, dites-vous que c'est votre affaire, et non celle du messager.

 

5. Ne cherchez pas à expliquer ni à vous justifier.

 

6. Avec assurance, interprétez le message culpabilisant comme l'expression des sentiments de celui qui vous l'adresse.

 

 

Les conséquences et les contre-attaques

 

 

Les personnes desquelles on se détache et on se protège en leur imposant des limites, contre-attaquent. Elles n'acceptent pas votre réaction de gaieté de cœur.

 

 

Premièrement, soyez au clair sur ce que votre assujettissement aux autres vous apporte, et ce à quoi vous allez devoir renoncer en disant non désormais.

 

 

Deuxièmement, demandez-vous si vous êtes prêt à accepter les pertes entraînées par votre non.

 

 

Troisièmement, prenez rapidement les décisions qui s'imposent à la suite de ce que vous venez de perdre.

 

 

Quatrièmement, après l'évaluation et la décision envisagée, agissez.

 

 

Cinquièmement, dites-vous que vous n'êtes qu'au début de vos difficultés.

 

 

La résistance physique

 

 

Il est regrettable que nous devions inclure cette section, mais certaines personnes sont incapables de se faire respecter parce qu'elles n'en ont pas la force physique.

 

 

La douleur d'autrui

 

 

Lorsque nous commençons à établir des séparations entre nous et ceux que nous aimons, il se produit une chose difficile à accepter: nos bien-aimés souffrent. Comment alors gérer cette souffrance ?...

 

 

Les accusateurs

 

 

Ils réagiront comme si votre non les tuait: «Comment agis-tu ainsi à mon égard?» Ils sont capables de pleurer, de bouder ou d'entrer dans une violente colère.

 

 

Les vrais besoins

 

 

Il vous arrivera de devoir dire non à des gens qui se trouvent dans de réels besoins. Si vous êtes charitable de nature, votre refus de venir au secours des nécessiteux vous brisera le cœur. C’est tout ?

 

 

Pardon et réconciliation

 

 

Beaucoup de gens ont de la peine à voir la différence entre pardon et réconciliation. Ils s'imaginent que s'ils refusent de céder à autrui, ils ne lui pardonnent pas.

 

 

Les résistances intérieures

 

 

De même que nous avons besoin de limites extérieures, notre être intérieur en a aussi besoin. Sachons dire non à la chair lorsqu'elle veut nous asservir. Examinons quelques-unes des résistances internes à notre croissance.

 

 

Le besoin humain

 

 

Les besoins non satisfaits dans notre développement sont grandement responsables de notre résistance interne à nous fixer des limites. Hélas, beaucoup d'adultes n'ont pas eu ce privilège de grandir dans de telles familles. Ils sont psychologiquement comme des orphelins qui ont besoin d'être adoptés et entourés par les membres du corps de Christ. La famille chrétienne remplace la famille humaine ?

 

 

La question du deuil et des pertes non acceptées

 

 

Si la résistance consécutive aux «besoins non satisfaits» vise à obtenir le «bien», le chagrin est lié au renoncement au «mauvais». Lorsqu'une personne est incapable d’être autonome, c'est souvent parce qu'elle n’a pas la force de se séparer de l'individu auquel elle est attachée. Voici les étapes à franchir pour vaincre la résistance interne:

 

 

  1. Reconnaissez votre manque de limites.

 

  1. Prenez conscience de la résistance.

 

3. Recherchez la grâce et la vérité. Vous avez besoin du soutien des autres pour vous aider à reconnaître votre propre résistance interne.

 

4. Identifiez le désir

 

5. Coupez court. Grâce à la sécurité que vous procurent vos relations avec le groupe de soutien, déclarez fermement ce que vous ne voulez plus avoir de commun avec la personne dominatrice ou ce qu'elle représente pour vous.

 

6. Allez de l'avant. La dernière étape consiste à savoir exactement ce que l'on veut.

 

 

Les craintes internes devant la colère

 

 

Si les gens qui s'irritent empiètent facilement sur votre domaine et vous asservissent, vous avez probablement dans votre souvenir le nom d'une personne dont vous redoutez encore l'emportement.

Voici quelques mesures à prendre:

 

1. Reconnaissez que vous êtes face à un problème.

 

2. Parlez à quelqu'un de ce qui vous paralyse.

 

3. Dans votre groupe de soutien, cherchez l'origine de votre peur et commencez à identifier la personne à laquelle vous fait penser l'individu irrité que vous rencontrez.

 

4. Parlez de vos blessures et sentiments liés à votre passé.

 

5. Appliquez les principes énoncés dans ce livre à propos des limites.

 

6. Ne cédez pas prématurément en étant passif ou en vous défendant devant la résistance ou l'opposition de l'autre.

 

7. Lorsque vous êtes prêt, agissez.

 

8. Rendez compte de votre expérience aux membres du groupe de soutien.

 

9.      Persévérez.

 

 

La peur de l'inconnu

 

 

Conquérir l'indépendance est effrayant parce que cela correspond à un saut dans l'inconnu. Le changement a quelque chose d'inquiétant.

 

Voici quelques conseils qui vous seront utiles devant la peur de l'inconnu:

 

 

1. Priez.

 

2. Lisez la Bible.

 

3. Cultivez vos dons.

 

4. Appuyez-vous sur votre groupe de soutien.

 

5. Tirez les leçons du témoignage des autres.

 

6. Ayez confiance dans votre capacité d'apprendre. Beaucoup de gens déprimés souffrent de ce qu'on appelle le syndrome de «l'impuissance apprise». On leur a toujours dit que quoi qu'ils fassent, cela ne servira à rien.

 

7. Retravaillez sur d'anciennes séparations.

Mettez-vous en rapport avec un conseiller expérimenté, et voyez avec lui si la peur et la douleur que vous ressentez au moment de vous engager dans l'inconnu ne proviennent pas de problèmes antérieurs non résolus.

 

8. Structurez.

En ces temps où notre vie se réorganise, nous aurons tout intérêt à reconstruire rapidement de nouvelles structures, aussi bien internes qu'externes.

 

9. Souvenez-vous de ce que Dieu a accompli.

 

Renoncer à la vengeance et au désir de réparation

 

 

Cette renonciation s’appelle le « lâcher-prise », et c’est une démarche difficile.

 

Attention: lâcher-prise ne signifie pas tolérer de nouveaux abus. La clôture protège ma propriété contre l'envahisseur jusqu'à ce qu'il se soit repenti et que je décide de nouveau de lui accorder ma confiance.

 

 

Regarder à l'intérieur

 

 

Rentrez en vous-même et luttez contre votre résistance interne à vouloir que la cause de vos difficultés soit extérieure à vous.

 

 

La culpabilité

 

 

1. Reconnaissez l'existence de votre sentiment de culpabilité.

2. Cherchez l'appui de votre groupe de soutien.

3. Commencez par voir d'où viennent les messages culpabilisants.

4. Prenez conscience de votre colère.

5. Renoncez à vous venger de celui qui vous lançait des messages culpabilisants.

6. Affirmez-vous dans des situations simulées au sein de votre groupe d'amis,

7. Donnez de nouvelles informations à votre conscience.

8. Sentez-vous coupable. Cela paraît surprenant, mais pour vous sentir bien, vous allez devoir désobéir à vos parents et enfreindre les lois qu'ils ont inscrites dans votre conscience.

9. Persévérez avec votre groupe de soutien.

10. Ne soyez pas surpris par la tristesse qui vous envahit.

 

La peur de l'abandon: tenir ferme dans le néant

 

Les limites ne se fixent pas dans le néant. Elles doivent prendre appui sur des liens solides avec des gens sûrs, sinon, elles ne résisteront pas. Si vous êtes sûr de compter sur un bon groupe de soutien après vous être affirmé face à quelqu'un que vous aimez, vous ne serez pas seul.

 

Si c'était facile, vous l'auriez fait depuis longtemps

 

 

 

CHAPITRE 15    COMMENT SAVOIR SI NOUS PROGRESSONS ?

 

 

Les sept étapes suivantes vous aideront à mesurer vos progrès dans l’établissement de saines barrières de protection.

 

 

PREMIÈRE ÉTAPE: LE RESSENTIMENT, VOTRE PREMIER SIGNAL D’ALARME

 

L'un des premiers signes que vous commencez à poser des limites est la rancœur, la frustration ou la colère que vous ressentez devant les violations plus ou moins subtiles de votre vie privée.

 

 

DEUXIÈME ÉTAPE: SOYEZ DÉSORMAIS ATTIRÉ PAR CEUX QUI APPRÉCIENT LES LIMITES

 

 

Lorsque quelqu'un qui a souffert d'être blessé par les autres commence à se protéger, un changement se dessine. Il se sent attiré par ceux qui sont capables d'écouter et de respecter son «non» sans aussitôt se cabrer, sans se sentir personnellement visés, sans en souffrir, sans tenter de le manipuler ou de l'asservir.

 

 

TROISIÈME ÉTAPE: INTÉGREZ-VOUS À UNE FAMILLE

 

 

Au fur et à mesure que nos goûts changent, que nous passons d'amitiés aux contours imprécis à des relations amicales aux frontières bien définies, nous cultivons des liens de plus en plus forts avec ceux qui ont des limites claires : soit nous mettons en place de meilleures protections dans nos contacts actuels, soit nous cherchons à établir de nouvelles relations, soit les deux. Il s'agit d'une phase cruciale dans la conquête de notre autonomie.

 

 

QUATRIÈME ÉTAPE: PRENEZ SOIN DE VOUS-MÊME

 

 

Lorsque quelqu'un a longtemps été traité comme un objet, il finit par se considérer comme la propriété d'autrui. A force d'entendre que s'occuper de soi et protéger son âme est égoïste et donc coupable, il en arrive à la conviction que c'est vrai. Il ne voit plus alors l'utilité ni la valeur de prendre soin de ses sentiments, de ses talents, de ses pensées, de ses attitudes, de son corps et des ressources que Dieu lui a confiés.

 

 

CINQUIÈME ÉTAPE: PRATIQUEZ LE «NON» DU PETIT ENFANT

 

 

Commencez à vous affirmer face à des gens qui en tiendront compte et continueront de vous aimer.

 

 

SIXIÈME ÉTAPE: RÉJOUISSEZ-VOUS DES SENTIMENTS DE CULPABILITÉ

 

 

Le sentiment d'auto-condamnation que vous éprouvez est un signe que vous commencez à vous protéger. Vous sentez que vous avez enfreint des règles importantes en fixant des limites. ??? ne serait-ce pas plutôt la conscience ?

 

Le coupable dans cette réaction est une conscience faible, ou un « juge interne » excessivement sévère et non biblique.

 

Paradoxalement donc, le fait que votre conscience, votre « juge interne » se manifeste est un signe de croissance spirituelle !

 

 

SEPTIÈME ÉTAPE: PRATIQUEZ LE «NON» DE L'ADULTE

 

 

Qui s'oppose le plus farouchement à ce que vous fixiez des limites? Face à quelle personne avez-vous le plus de mal à opposer un refus? Plusieurs noms vous viennent certainement à l'esprit. Cette étape concerne les relations extrêmement complexes, conflictuelles et effrayantes.

 

Le fait que ce ne soit pas la deuxième étape, mais la septième, souligne combien il est important d'avoir fait les exercices préalables et de les avoir appliqués ensuite dans des situations concrètes.

 

 

Huitième étape: réjouissez-vous de l'absence de sentiments de culpabilité

 

 

La sixième étape a laissé prévoir que vos premiers pas dans une vie protégée par des limites rencontrerait la résistance opiniâtre de votre « juge interne ». Mais grâce à un travail de longue haleine et au soutien efficace d'amis fiables, le sentiment de culpabilité finit par s'atténuer et disparaître. Très dangereux de faire taire sa conscience…

 

 

Neuvième étape: appréciez les limites des autres

 

 

En appréciant les limites des autres, nous combattrons notre égoïsme et notre toute-puissance. En appréciant les limites des autres, nous développerons notre capacité à prendre soin d'eux.

 

 

Dixième étape: libérez le non et le oui

 

 

Les personnes qui se laissent envahir s'engagent facilement par des promesses. Mais elles adoptent ensuite l'une des deux attitudes suivantes:

 

1. elles s'en acquittent à contrecœur,

 

2. elles ne leur donnent pas suite.

 

En revanche, les personnes qui ne se laissent pas influencer par les autres accomplissent le bien avec joie. Ou alors, elles évitent de faire des promesses.

 

 

Onzième étape: des limites mûrement réfléchies, un objectif de grande valeur

 

 

Les gens qui ont appris à ne pas se laisser envahir par les autres n'agissent pas de façon précipitée, désordonnée et irréfléchie. Ils ont imprimé une direction à leur vie, et ils s'y tiennent résolument. Ils ont les yeux fixés sur le but.

 

 

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